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Le livre du jour : The league of extraordinary gentlemen Volume 1 par Alan Moore et Kevin O’Neill

Verdict : très bien

J’ai découvert ce comique dont la parution a commencé en 1999 grâce au film qui en a été tiré, film si décrié que j’ai pourtant pas mal apprécié, suffisamment pour qu’il me donne envie de lire le comics en tout cas, bien avant que je ne découvre l’idée de Wold Newton, que je me laisse (un tout petit peu) séduire par l’idée des Avengers ou (bien plus) par celle des Compagnons de l’ombre.

Dans ce premier volume nous assistons tout d’abord à la création de l’équipe, Bond (pas celui là, mais la référence est évidente), et M (bis repetita) son supérieur chargeant Mina Harker (Dracula), et le capitaine Nemo (20000 lieues sous les mers) de recruter quelques personnes dotées d’un talent spécifique afin de monter une équipe de spécialistes pour des missions spéciales ayant pour but de protéger l’Angleterre. Ils recrutent successivement un Allan Quatermain vieillissant et accroc à la drogue, un Docteur Jekyll qui n’a plus besoin de son produit pour se transformer en Hulk, pardon en Mister Hyde et finalement un Hawley Griffin (l’Homme invisible) qui a échappé à son destin funeste.

On commence donc direct avec le genre de trucs que j’adore, puisque non seulement on a le recrutement d’une équipe d’agents spéciaux, mais en plus ce sont des héros issus de cette littérature que j’apprécie tant et que nous sommes dans une ambiance bien steampunk.

Qui plus est les personnages ont tous clairement un côté sombre : il est vite évident que Mina cache quelque chose du côté de sa gorge (tiens donc ?), on se demande ce que fait Nemo ici, lui qui se définit comme un ennemi de l’Angleterre, Allan Quatermain n’est plus que l’ombre de lui même, son introduction ma rappelle d’ailleurs beaucoup ce que j’ai pu lire dans les Dieux rouges, Mister Hyde est un tueur et Griffin un violeur.

Au fur et à mesure de l’aventure eux même s’interrogent sur pourquoi ils ont accepté cette mission, et si ils sont vraiment du bon côté, Bond et M (soi disant Mycroft Holmes) ne leur inspirant aucune confiance.

On imagine sans peine que certains sont d’ailleurs prêts à trahir la petite équipe à la moindre opportunité, par vice ou par faiblesse. Mais ça passe et chacun semble y trouver son compte : Mina a un désir de lutter contre des monstres, Nemo est cynique mais a un fond humaniste qui le pousse à aider même les citoyens d’une nation qu’il déteste, Allan Quatermain se sent revivre à connaître à nouveau l’aventure, et l’amour, et les deux autres y trouvent l’opportunité d’un nouveau départ avec un pardon pour leurs crimes. On peut voir en plus Mr Hyde prendre beaucoup de plaisir à répandre la violence dans les rangs ennemis quand l’occasion s’en présente.

Ils se retrouvent à affronter Fu Manchu, puis le professeur Moriarty, le tout se concluant dans une attaque sur un vaisseau volant, technologie permise par la Cavorite issue des romans de Wells.

Niveau scénario, j’apprécie pas mal, d’autant plus si l’on compare à ce qui se fait normalement dans les comics. Il est vrai qu’Alan Moore a tendance à écrire des histoires complètes, en plusieurs volumes certes, et qu’il n’éprouve normalement pas le besoin de les étirer au delà du raisonnable pour en tirer un maximum d’argent. Il me faudra voir avec la suite des histoires de cette série si c’est le cas.

Visuellement, je ne peux pas dire que j’apprécie autant. Le style colle très bien à l’ambiance victorienne très glauque, mais ça reste moche à mes yeux. Pas très moche, largement supportable, mais moche quand même. Je regrette ici le style comics, j’imagine qu’en BD ça aurait pu être bien plus beau, sans forcer trahir l’ambiance.

Pour aller plus loin :

Alan Moore, le scénariste, est une légende dans le milieu, avec des comics aussi connus et reconnus que Watchmen, V pour Vendetta, From Hell … C’est aussi un excentrique, un anarchiste, végétarien, amateur d’occulte et de religions païennes, qui rejette totalement Hollywood malgré de nombreux films tirés de ses œuvres, et sans doute à cause de ces adaptations.

Je connais bien moins Kevin O’Neill, lisant très peu de comics.

L’adaptation en film de ce comics n’est pas très fidèle, deux personnages sont ajoutés, Dorian Gray (et son miroir) et une version adulte de Tom Sawyer, historie de plaire au public américain. On garde un aspect steampunk, mais les décors sont quand même très différents, on perd beaucoup du côté oppressif des Londres et Paris du comics, tout en laideur, avec en plus une visite dans Venise la romantique. Le sous marin et la voiture de Nemo sont ultra classes, mais il faut bien admettre que le film se concentre plus sur l’action et perd beaucoup en subtilité.

4 commentaires sur « Le livre du jour : The league of extraordinary gentlemen Volume 1 par Alan Moore et Kevin O’Neill »

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