Le livre du jour : Une histoire des temps à venir par H. G. Wells

Verdict : assez bien

H. G. Wells est l’un des fondateurs de la science-fiction, avec des livres que j’apprécie énormément comme la Machine à explorer le temps, ou l’Homme invisible, entre autres. Je m’étais donc acheté un gros livre contenant une bonne partie de ses récits, si ce n’est tout.

J’avais lu une Histoire des temps à venir dans ce livre, il y a quelques années donc, et je n’en avais rien retenu … Il fait parti de ces quelques livres que j’ai oubliés aussi vite que je les avais lus, ce qui m’avait un peu poussé à créer ce blog. Espérons qu’après cette relecture et cette critique j’en retienne un peu plus dans les années à venir !

Paru en 1897, ce récit vise à prédire l’avenir de la société victorienne que connaît Wells, et il est, comme de nombreux autres récits du genre, prétexte à critiquer cette société au prétexte d’en prévoir es évolutions.

H. G. Wells avait déjà fait la même chose avec la Machine à explorer le temps, bien plus fantastique et qui emmenait son héros bien plus loin dans le futur. Une Histoire des temps à venir reprend les mêmes idées, et la société décrite ici préfigure bien la dualité des espèces descendantes des humains dans le futur lointain prédit par l’auteur : les Eloïs et les Morlocks.

Le récit se situe au XXIIe siècle et ces futures races sont encore humaines, légèrement divergentes au niveau de la culture mais surtout déjà séparées dans leur lieu de vie : les riches et une partie survivante de la classe moyenne vivent en surface, voir dans les airs, tandis que les descendants des pauvres et ouvriers sont contraints à travailler et dormir sous terre où ils s’occupent de machines qui fournissent biens et services à l’ensemble de l’humanité, mais surtout aux privilégiés.

Les deux classes sociales vivent dans de gigantesques métropoles, ayant abandonné totalement les campagnes, et sont déjà abruties par leur mode de vie : les riches parce que tout est facile pour eux et que rien ne vient stimuler leur cerveau, les pauvres parce privés d’éducation et forcés à effectuer un travail répétitif et nullement intellectuel.

C’est ainsi que Wells voit l’évolution de la société du XIXe siècle et l’on reconnaît facilement celle ci sous le déguisement futuriste qu’il lui donne. Aujourd’hui les choses ont bien changées en apparence, mais il est aisé d’y voir, par exemple, les « influenceurs » d’un côté, et leur public de l’autre.

La critique est donc bien plus explicite encore que dans la Machine à explorer le temps, parue deux ans plus tôt, et le récit est sans doute l’une des premières dystopies, et par certains aspects préfigure également les récits post-apocalyptiques (les deux héros vont vivre quelques jours à la campagne où ils ne trouvent que ruines et se révèlent absolument pas préparés pour affronter les épreuves et les dangers de la nature : froid, pluie, chiens loups agressifs …).

Dommage qu’à l’exception d’un ou deux passages plus physiques (combat contre les chiens loups ou lorsque le héros apprend à se bagarrer), le récit soit très plat et sans autre intérêt que la critique sociale.

Il y a pas mal de choses dans ce livre, et du potentiel, mais Wells échoue à en faire quelque chose de vraiment bien. C’est dommage, ce n’est clairement pas l’un de ses meilleurs.

Pour aller plus loin :

La machine à explorer le temps bien sûr, une lecture de ma jeunesse lointaine, je me souviens même avoir tenté de faire un Lego reprenant cette étrange machine !

Un autre grand classique de Wells, mais qui a moins de rapport, est l’Homme invisible, personnage repris dans la ligue de gentlemen extraordinaires.

Je l’ai lu plus tardivement, mais avec beaucoup de plaisir : l’île du docteur Moreau. Moreau est lui aussi un personnage qui sera emprunté par d’autres auteurs, comme dans la série des compagnons de l’ombre.

La guerre des mondes, enfin, encore plus connue peut être ?

6 commentaires sur « Le livre du jour : Une histoire des temps à venir par H. G. Wells »

      1. Tiens, j’avais la même réflexion il n’y a pas longtemps au sujet des romans d’Agatha Christie. C’est vrai que le succès de certains titres au détriment d’autres n’est pas usurpé.

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