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Le meilleur de 2021 (et de la fin 2020)

Verdict : que des coups de cœurs !

Oui, un « best of » au nouvel an ça fait ultra cliché, je sais, et si ils le font à la télévision, c’est aussi parce que c’est les vacances et qu’ils prennent un peu de repos au lieu de créer du contenu, et c’est donc un bon moyen d’en recycler en faisant appel à des stagiaires sous payés pendant que les stars se noient dans le caviar et le foie gras. Ou quelque chose comme ça.

Mais il y a aussi de bonnes raisons de le faire, comme une sorte de bilan, et puisque je fais mon bilan annuel à la date anniversaire du blog, quelque part en Octobre, le début d’année est la bonne opportunité pour faire un autre type de bilan et remettre un peu de lumière sur les œuvres que j’ai vraiment préférées, et dont j’ai le plus envie de parler, en bien en tout cas.

J’avais déjà l’envie de faire ce « meilleur de » l’année dernière, mais deux mois et quelques, ça faisait trop court, je les adjoins donc à cette année 2021.

Parler du meilleur de 2021 mériterait quelques remarques concernant ma façon de noter. En fait j’envisage même depuis un certain temps de faire un jour un article complet sur le sujet, histoire de clarifier que je ne prétends pas à beaucoup d’objectivité, et que mon « verdict » est surtout un ressenti. Ma sélection de coups de cœurs de l’année n’est donc pas forcément le tout meilleur de ce que j’ai pu lire, voir ou rencontrer, mais ce ne sont pas non plus mes seuls véritables coups de cœur, seulement ceux que j’estime les plus durables.

Et ça fait déjà pas mal puisque j’en ai relevé 26 au total, dont 15 sur l’année 2021. Il y a sans aucun doute un déséquilibre par rapport à la réalité de mes découvertes, sur ce nombre total, il n’y a que cinq de ces œuvres dont ma découverte date d’il y a moins de deux ans. C’est encore une fois dû à mon envie de faire découvrir les choses que j’aime, et donc de ma décision de ne pas faire d’articles uniquement sur mes dernières lectures ou mes derniers visionnages mais de reparler de temps à autres des « classiques ».

Sur ce, passons à cette liste ou plutôt ces listes.

Côté lecture, j’ai donc pu découvrir ou bien plus souvent redécouvrir :

Le monde perdu, d’Arthur Conan Doyle : un roman typique de « savanturier » du Papa de Sherlock Holmes, dans lequel je retrouve à la fois de bons souvenirs, et pas mal de choses que j’aime : l’époque edwardienne, presque victorienne, l’aventure, des dinosaures … Un de mes romans préférés, tout confondu.

Les neufs princes d’Ambre, par Roger Zelazny, une découverte plus tardive de ma part, mais qui date quand même de 2004 et est devenu instantanément un classique pour moi, il l’était déjà pour bien d’autres. Univers médiéval-fantastique, héros surpuissants et cyniques, intrigue complexe, là aussi ce roman réunit pas mal de choses que j’aime.

L’appel de Cthulhu, par H. P. Lovecraft, la nouvelle qui a donné son nom à toute une mythologie. En plus c’est sans doute également mon texte préféré de l’auteur, ne se contentant pas d’horreur mais tirant vers l’aventure dans les bayous sur l’océan, mais aussi l’enquête avec complot … et on retrouve cette époque des années 20 que j’apprécie. J’ai pu également lire cette année deux adaptations graphiques de cette nouvelle.

Les enchantements d’Ambremer est un roman bien plus récent de Pierre Pevel, auteur qui a la double qualité d’être à la fois lorrain et ancien joueur de jeu de rôle. Bref, il n’est pas loin d’être parfait, mais il a le gros défaut d’être nancéien. J’apprécie généralement l’ensemble de son œuvre, en particulier ses trois trilogies sur Wielstadt, le Paris des merveilles, et les Lames du cardinal. Sur ces trois trilogie, le Paris des merveilles, dont les Enchantements d’Ambremer est le premier tome, est peut être celle que j’apprécie encore le plus pour son côté plus merveilleux, moins déprimant. Trois bonnes BD sont sorties dans cet univers en moins de deux ans, et c’est également dans cet univers que j’ai écris ma première grosse nouvelle.

Mother of Learning, de Domagoj Kurmaic est une « webnovel » à la base, disponible initialement en anglais. Le style de l’auteur, croate et plus limité dans l’anglais qui n’est qu’une seconde langue pour lui, n’est pas le point fort du roman, mais l’anglais n’étant également pour moi qu’une seconde langue ça me convient parfaitement. Et pour le reste, Mother of learning a tout pour me plaire : médiéval-fantastique avec un système de magie que j’aime beaucoup, des personnages cohérents qui forment une intrigue crédible, une boucle temporelle … Que du bon pour ce dernier roman !

Le grand mammouth, de Fabrice Cayla et Jean-Pierre Pécau, mon tout premier livre-jeu, pont entre ma passion juvénile pour les dinosaures, et les monstres préhistoriques en général, et une passion adolescente encore plus forte pour le jeu de rôle. Ce n’est sans doute pas un livre marquant, ni pour ses qualités littéraires, ni même comme livre dont vous êtes le héros, mais pour moi il l’est, il m’a ouvert à tellement de choses.

Dinotopia, de James Gurney, une opportunité manquée à la même époque, je n’avais fait le le feuilleter, hésitant à l’acheter, et en avait gardé une frustration grandissante depuis. Je l’ai eu à Noël dernier, puis un deuxième de la série un peu plus tard, et le troisième ce Noël ci, que je dois encore lire ! Une livre magnifique sur les dinosaures, où l’on retrouve encore cette époque victorienne que j’aime et de beaux dessins immersifs nous présentant une véritable utopie.

750 ans à Paris, un autre beau livre de Vincent Mahé. L’illustration au fur et à mesure de l’histoire d’un immeuble à Paris. Une histoire quasi sans texte, mais le genre de dessins dans lesquels j’adore me perdre. On y retrouve architecture et urbanisme, Paris, et l’histoire.

La merveilleuse histoire des éditions Roa, par Laurent Lefeuvre est un coup de cœur récent, peut être pas si marquant ni aussi durable que les autres. Ça rejoint ma découverte récente des super-héros, mais c’est aussi une œuvre totalement originale, la concrétisation d’une uchronie, un concept que j’adore encore plus que sa réalisation peut être, même si cette réalisation et le travail nécessaire sont dignes de louanges.

Dans un genre de lecture plus graphique nous trouvons quatre BD ou assimilés :

La brigade chimérique de Serge Lehman, Fabrice Colin, Gess et Céline Bessoneau, est également un témoin, et un catalyseur pour moi, de cette découverte des super-héros, et du merveilleux-scientifique, proto science-fiction française du début du XXe siècle.

Usagi Yojimbo par Stan Sakai, un manga qui est en fait un comics, par un auteur américain d’origine japonaise, qui dépeint un japon médiéval un peu fantastique, dans lequel un lapin ronin est le héros d’une longue série que j’avais d’abord découverte au début des années 2000, sans l’apprécier à sa juste mesure et que j’ai redécouverte récemment, en appréciant les qualités de l’écriture et du dessin.

Gipsy par Enrico Marini, une série de BD qui rend hommage aux héros d’action, pleins d’adrénaline, et pas forcément très futés. Une série en six tomes dont certains sont seulement corrects, tandis que d’autres sont, pour moi, parmi les meilleures BD tout genre confondu, le tout dans une ambiance légèrement cyberpunk.

Les indes fourbes finalement, par Alain Ayroles et Juanjo Guarnido, une longue BD magnifique superbement dessinée et écrite à la fois, une histoire de magouilles, d’intrigues et de cités d’or, dans la jungle de l’Amérique du sud des conquistadors.

Restons dans le visuel, mais sans lecture cette fois avec cinq films, mais aucune découverte vraiment récente.

Indiana Jones, ma référence de choix en matière de divertissement, et dont j’ai critiqué deux films jusqu’ici : les Aventuriers de l’arche perdue, et la Dernière croisade, tous deux de Steven Spielberg, bien sûr. Mais j’ai également parlé de roman et de jeu vidéo ainsi que des inspirations du réalisateur. Bien que j’apprécie moins les années 30, on reste avant-guerre, et on reste dans l’aventure avec Indiana incarnant une version « moderne » du savanturier, héritier des héros de Jules Verne et du merveilleux-scientifique.

Un jour sans fin, par Harold Ramis, film à voir et revoir le 2 Février, est l’un des meilleurs exemple de boucle temporelle, un film de science fiction qui n’a pas besoin de lasers, de vaisseaux spatiaux ou de baston explosive pour faire imaginer, rêver, réfléchir. Une belle histoire dont je ne me lasse pas.

Crazy kung-fu, de Stephen Chow, n’est pas le film d’arts martiaux le plus connu, il n’est même pas le film de Stephen Chow le plus connu, suivant un Shaolin soccer qui a curieusement bien mieux fonctionné, alors que Crazy kung fu est encore meilleur, mais plus difficile à apprécier entre ses hommages au cinéma de Hong-Kong, son humour permanent et très « toons » qui rend difficile de le prendre au sérieux, mais il est pour moi l’un des meilleurs, si ce n’est le meilleur film du genre, avec des combats bien visuels et impressionnants en dépit de l’humour.

Mon voisin Totoro d’Hayao Miyazaki, que je n’ai découvert que parce que je suis papa, est un dessin animé japonais sans violence, sans action, tout dans l’ambiance, la nostalgie, les merveilles de l’enfance, et c’est une réussite complète. Il convient autant aux parents qu’aux enfants. Il est difficile de croire qu’on puisse apprécier autant un film où il ne se passe quasiment rien, et pourtant …

Bien que j’en critique moins, je joue beaucoup, à la fois des jeux de société, et des jeux vidéos, et j’ai donc inclus au cours de cette année quelques uns de mes favoris.

Scythe, de Jakub Rozalski et Jamey Stegmaier, jeu qui m’a réintroduit aux jeux de société modernes, m’a tout d’abord attiré par ses visuels, c’est un jeu véritablement magnifique; Les illustrations de ce jeu dieselpunk et uchronique valent déjà le coup à elles seules, mais il est également doté de mécanismes solides.

Bien plus ancien, Blood Bowl de Jervis Johnson m’a longuement accompagné depuis l’adolescence comme un de mes jeux préférés, sur plateau ou en ligne, une ambiance médiévale-fantastique pleine d’humour, pour une parodie de football américain à laquelle on peut jouer à la fois comme un rôliste ou d’un point de vue bien plus tactique.

Ce qui a donné naissance à Enefel, version en ligne et individuelle du jeu crée par Manest. Même si ce jeu est loin d’être sans défaut, je garde des souvenirs émus de ma participation à cette aventure il y a quelques années, et j’ai pu me plonger dans la V2 il y a quelques mois. Le jeu n’est plus pour moi, mais j’ai adoré, à une époque.

Fallout de Black Isle Studios est peut être le meilleure jeu de rôle par ordinateur jamais créé. Le viol de cette licence par Bethesda depuis Fallout 3 est un acte écœurant qui prouve à lui seul les limites des lois actuelles sur la propriété intellectuelle, mais le destin tragique de Fallout n’empêche pas de continuer à apprécier ce qui fut et inspira bon nombre de jeux d’aujourd’hui.

Katawa Shoujo est plus récent. Un jeu de romance avec des mécanismes ultra simples, plus proche d’ailleurs d’un livre dont vous êtes le héros simpliste que d’un jeu vidéo, créé par une équipe d’amateurs qui ne veulent plus aujourd’hui travailler les uns avec les autres, ce jeu n’en est pas moins une réussite miraculeuse, poétique, immersif et plein de sentiments, et si je pouvais découvrir un autre jeu similaire, je me jetterais dessus.

Dans un genre très différent, il m’arrive parfois de parler d’immeubles et d’urbanisme, et jusqu’ici il s’est agi à chaque fois de coups de cœurs, pour différentes raisons.

L’Alt-Erlaa, à Vienne, parce que je ne comprends pas comment cet immeuble n’a pas inspiré le monde entier à faire la même chose, tellement ce HLM est une réussite, malgré ses (petits) défauts. Un immeuble qui, même si il est moderne et pas très beau, donne vraiment envie d’y habiter.

Le 90 Bedford St, New York parce que … bon, il faut le voir pour comprendre.

Et le 16 rue Gambetta, à Vandoeuvre, pour des raisons personnelles, mais c’est une maison de village sympa, en pleine ville.

Finalement, ce ne sont pas des coups de cœurs, mais mes meilleurs articles sont peut être mes polémiques (du jour), à propos de politique mais pour le moment surtout de vélo. La question du port du casque à vélo, des dangers du vélo, des voitures à l’origine du Covid, et une longue explication sur pourquoi la maison individuelle de banlieue, c’est le mal.

Et bonne année à tous !

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